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Environnement. Opération port propre au CrouestyLe Télégramme - 13 juin 2011
Pour
la troisième année consécutive, le ministère du Développement durable
organise durant six jours, du 8 au 13juin, les Journées de la mer.
C'est dans ce cadre que les deux clubs de plongée, Crouesty Dive Center
et H2Jo, en partenariat avec le port et la Sagemor, ont organisé une
opération port propre, au Crouesty, vendredi. Une quarantaine de
plongeurs (niveau 2) des deux clubs ont participé au rendez-vous.
L'expérience avait déjà été réalisée en 2007, à l'initiative du port.
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Le Crouesty. Bientôt une école de plongée![]() Joel Gernier, Morbihannais de 50 ans, ouvrira dans le courant de la première quinzaine de mai une école de plongée «H2JO» sur le port du Crouesty. Le plongeur a une solide expérience en la matière. Il pratique depuis de nombreuses années. Il plonge depuis six ans dans les eaux du golfe et possède de nombreux brevets et diplômes dans le domaine. Il proposera des formules allant du baptême à l'exploration balade en bouteille. Des randonnées palmées (snorkeling) seront également proposées. Le professionnel souhaite avoir une démarche écologique en sensibilisant les plongeurs au respect de l'environnement terre-mer. |
Le Télégramme du 20/12/2007
20 décembre 2007
À
Malansac, une carrière d'ardoises est inexploitée depuis plus d'un
siècle. Un terrain de jeu inattendu à soixante mètres de profondeur,
pris d'assaut par des plongeurs confirmés. L'hiver, Joël Gernier et
Christian Bougeard s'y rendent presque chaque week-end. Des plongées
extrêmes où ils sont confrontés à l'ivresse des profondeurs. Samedi, à
15 h, il fait -2º dehors. L'eau dans laquelle Joël Gernier et Christian
Bougeard vont bientôt se jeter, est tout aussi fraîche, environ 7º. Les
deux plongeurs, qui se sont liés d'amitié au club de Questembert (56),
préparent minutieusement leur matériel. Tout est doublé : combinaison,
bouteille, détendeur et masque. Pour lutter contre le froid mais aussi
pour parer l'incident dans cette eau obscure. Leurs casques, avec
lampes intégrées, leur permettront d'y voir plus clair. Mentalement,
ils sont prêts, décontractés autant que possible. « Ce n'est pas une
plongée anodine, comme on peut en faire dans le Golfe du Morbihan,
explique Joël Gernier. Il faut une bonne dose de préparation, mentale
et psychologique ». Cet enseignant de plongée troisième degré a
pourtant plus de vingt ans d'expérience et compte plus de 200 plongées
dans la carrière de Malansac. Deux fois plus que son partenaire. Ils ne
sont que quelques initiés à se rendre dans cette carrière d'ardoises
située sur une butte des Landes de Lanvaux, entre Malansac et
Rochefort-en-Terre. Une carrière aux cinq puits mis en eau depuis
l'arrêt de l'extraction, à la fin du XIX e siècle, la roche étant
imperméable.
Matériels de guerre
«
Le noir, la plongée sous plafond, le froid, l'ivresse des profondeurs
que l'on doit contrôler et qui nous donne un effet narcotique » :
autant d'explications qui montrent la difficulté de la plongée que Joël
et Christian qualifient d'extrême. « Ce n'est pas le gouffre de Padirac
mais quand même : 60 mètres de profondeur, c'est l'une des carrières
les plus profondes de Bretagne ». L'ivresse des profondeurs ? « C'est
comme un shoot naturel », décrit le plus jeune, responsable d'une
plate-forme pneumatique dans le civil. Avec le risque de perdre les
pédales. 16 h 15. Les deux plongeurs sont au bord de l'eau. Sous leurs
pieds, le premier puits, qui descend à 58 m. Et les voilà partis pour
20 minutes d'exploration. « C'est un retour dans l'Histoire : on voit
des choses que personne n'a vues depuis plus d'un siècle ». Du matériel
utilisé pour l'extraction d'ardoises, en état de décomposition mais
aussi des restes des deux guerres mondiales, des munitions, des bobines
de détonateur. « On les laisse bien en place, on ne veut pas qu'ils
explosent devant nous ».
« L'impression
d'entrer dans une cathédrale »
L'été,
l'eau salée du Golfe du Morbihan et ses multitudes de poissons.
L'hiver, la carrière d'ardoises sans être vivant mais avec un décor
naturel époustouflant. Vue de dessous, la carrière ressemble à une
cathédrale. « On passe par des fenêtres et des tunnels pour passer d'un
puits à l'autre. Rapidement, on tombe nez à nez avec une voûte de 2 m,
qui ressemble à une stalactite. Sur le pan sud, en escalier, les bulles
que l'on rejette partent en cascade », décrivent-ils. Un environnement
qu'ils ont apprivoisé au fil des plongées. La première remonte à 1997.
« C'est un site privé, on a demandé l'autorisation au propriétaire qui
est un ami. C'est immense là-dessous : au début, on a fait des
repérages avec un fil d'Ariane ». Une plongée, évidemment, qu'ils
déconseillent aux non initiés. « Même un plongeur de niveau 4 peut être
perdu ». Les plongeurs de niveau 4 intéressés peuvent contacter Joël
Gernier au 06.86.81.01.40 ; courriel : gernierip@free.fr